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Lattitude du chrétien face à la mort |
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Comme tous les hommes, le chrétien ressent durement la mort. Elle est si contraire à ses aspirations. Le chrétien pleure la disparition des êtres chers. Même si sa foi est très grande il ne reste pas insensible. Des fois même il lui arrive de se révolter contre Dieu. Le chrétien partage la souffrance des autres devant la mort. Cest ce que veut dire le mot « condoléances », souffrir avec. Cest pourquoi il est si important quil soit présent dans le deuil de ses amis : une visite, un coup de téléphone, une présence aux enterrements, etc Jésus lui-même a partagé la douleur de la veuve de Naïm qui enterrait son fils unique. Il a pleuré comme tout le monde. LEglise aussi doit manifester son amitié et sa sympathie à la famille du défunt. Cest pourquoi le prêtre sefforce dêtre là, de rendre visite à la famille, de préparer la cérémonie des obsèques avec eux, de les accompagner au cimetière et de rester en lien avec eux par la suite. Il est souvent aidé pour cela par toute une équipe « daccompagnement des familles en deuil ». Le chrétien respecte le corps du défunt. Cest pourquoi on aura un cercueil correct (pas forcément luxueux). Il y aura des fleurs. On fera brûler de lencens en hommage au corps de celui (ou celle) qui nous a quittés. Le chrétien préfèrera linhumation qui évoque le sommeil en attendant laube dun jour nouveau à la crémation, même si lÉglise autorise cette pratique pour des raisons dhygiène ou de commodité, du moment que cette pratique ne signifie pas un refus de la foi en lau-delà. Le chrétien est un homme despérance. Malgré sa douleur, il sait que Jésus nous a promis la vie éternelle, et il a foi dans les paroles de Jésus. La prière (et les lectures) de la célébration sont pleines de cette espérance. Cette espérance aide le chrétien à surmonter la peine de la séparation. Il en témoigne par son attitude et aussi par sa parole avec discrétion et avec respect pour ceux qui sont ébranlés et ont du mal à partager la foi chrétienne. Le chrétien est un homme de prière. Il confie le défunt à la miséricorde de notre Père du ciel. Il le fait dans sa prière personnelle, parfois au cours dune veillée de prière avec les gens du quartier, au cours de la célébration des obsèques, et par la suite en faisant célébrer des messes (cest la plus belle prière puisque cest celle de Jésus parmi nous) pour les défunts, notamment au bout de 40 jours (« quarantaine ») ou dun an (anniversaire). |